Un sommet en quête de fonds

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One summit planet pourrait être résumé ainsi : « Des idées vertes en quête de moyens financiers »

Seul bémol, le désintérêt de nombreux leaders pour cet événement. De Donal Trump en particulier.

En effet, seule une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement est annoncée sur l’île Seguin, dans l’ouest de Paris. Sont, entre autres, attendus, le Mexicain Enrique Pena Nieto, la Britannique Theresa May, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, plusieurs présidents africains, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Parmi les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre prévus, certains seront représentés à moindre niveau : ministériel pour la Chine, l’Inde et le Canada.
Un chargé d’ambassade représentera les Etats-Unis. Des élus, des représentants d’entreprises ou de fondations américains doivent cependant se rendre au sommet. Sont aussi attendus de grandes figures mondiales de la finance publique et privée, des ONG, de même être l’acteur américain Leonardo DiCaprio, militant écologiste très investi.
Ce 12 decembre 2017, deux ans après l’accord de Paris, les échanges devraient réunir  ministres, maires et Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’après-midi, interviendront les  dirigeants, lors de sessions placées sous l’égide d’Emmanuel Macron, du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, et M. Guterres.

Le but  de ce sommet ?
« Ce qu’il manque aujourd’hui, ce sont des projets concrets avec des financements réels en face de ces derniers », faisait valoir  le président français le 22 novembre dernier à Bonn.
« A cet égard, l’objectif du sommet du 12 décembre n’est en aucun cas d’aboutir à une déclaration mais bien d’obtenir une liste d’actions et d’engagements financiers concrets internationaux publics et privés pour justement faire face. »
Ex-ambassadrice de la France pour les négociations climatiques, Laurence Tubiana met en exergue le rôle crucial des entreprises. L’impact sur l’économie réelle pourra, à lui seul, convaincre les gouvernements, fait-elle valoir.

Concrètement ?
« Une COP, c’est le consensus multilatéral, ce sommet, c’est la mobilisation de ceux qui veulent aller plus vite », selon Mme Tubiana. En 2015, la communauté internationale s’est engagée à agir pour contenir le mercure sous le seuil critique de + 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, mais les engagements nationaux pris entraînent toujours le monde au-delà de +3 °C. Beaucoup dépendent de la mise en place de financements.
L’initiative New Climate Economy estime à 90 000 milliards de dollars (76 000 milliards d’euros) d’ici à 2030 les besoins en infrastructures durables. S’ils sont bien placés, ces investissements représenteraient à peine 5 % de plus que ce qui serait réalisé de toute façon.
L’enjeu, inciter les acteurs, publics (banques de développement, Etats, etc.) et privés (assurances, banques, fonds), à réorienter leurs capitaux vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation des pays du Sud au changement climatique. Parmi les engagements qui pourraient être annoncés, des dons de fondations, des coalitions contre le charbon ou pour la neutralité carbone.

Des fonds à lever pour permettre d’atteindre les objectifs climatiques mondiaux.

LC

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